Définition de la défibrillation

ACR : Accident Cardio Respiratoire

Souvent appelées « crises cardiaques », les ACR n’arrivent pas qu’aux autres…
Les ACR peuvent concerner n’importe qui, n’importe où, n’importe quand, à n’importe quel âge !
Et pas seulement les personnes qui ont déjà connaissance de certains facteurs de risques ou d’antécédents.

Les ACR sont responsables du décès brutal de 50 000 personnes chaque année en France !!!
C’est 15 fois plus de risque que sur la route !
C’est 60 fois plus de risque que les incendies ou que les homicides !
C’est 7 fois plus de décès que ceux causés par l’ensemble des accidents de la route , incendies, attentats, homicides.

C’est la 1ère cause de mortalité chez les femmes.
1/3 des accidents cardiaques concernent les moins de 55 ans !
Plus de 60% des ACR se produisent à domicile.

RCP

La RCP (Réanimation Cardio-Pulmonaire) est l’ensemble des manœuvres destinée à réoxigéner l’organisme quand une victime ne respire plus.
La RCP comprend :

  • les compressions du thorax (MCE, Massage Cardiaque Externe)
  • la ventilation artificielle (essentiellement le « bouche-à-bouche)

La conjugaison de ces 2 manœuvres optimisent la ré-oxygénation des organes vitaux.

Lorsqu’une personne est victime d’un ACR, Accident Cardio Respiratoire, la procédure optimale de réanimation par un témoin est donc la suivante :

  1. Vérifier que la personne est inconsciente et ne respire plus
  2. Appeler les secours et demander à un autre témoin d’aller chercher un défibrillateur (le chercher soi-même si absence d’autre témoin).
  3. Dénuder le torse de la victime
  4. Commencer la RCP par un massage cardiaque, trente compressions du thorax suivies d’un bouche-à-bouche, puis trente compressions à nouveau, etc…
  5. Dès disponibilité, ouvrir le défibrillateur et suivre les instructions sonores (parfois aussi visuelles), placer les 2 patchs adhésifs (électrodes), comme indiqué par les dessins, sur le torse la victime, puis s’écarter de 50 centimètres.
    Le défibrillateur va alors analyser le rythme cardiaque (ECG) et éventuellement requérir un choc électrique.
    Si le défibrillateur est semi automatique il indiquera au témoin d’appuyer sur le bouton « Choc ».
    Si le défibrillateur est automatique il délivrera le choc directement.
  6. Continuer la RCP en suivant les instructions et le rythme proposés par le défibrillateur en attendant les secours.

Il est à noter que certains défibrillateurs sont dotés d’un métronome sonore qui indique au témoin le rythme optimal à donner aux compressions thoraciques.
Certains indiquent même les corrections à apporter au massage cardiaque (« plus vite », « plus fort », etc…)

Fibrillation

La fibrillation est un trouble du rythme cardiaque (ou « arythmie ») . C’est d’abord une contraction anarchique des oreillettes qui conduit à des contractions irrégulières des ventricules, soit une fibrillation ventriculaire.

Cette fibrillation ventriculaire se traduit par une inefficacité presque totale de la fonction pompe du cœur.
Dans ce cas la victime s’effondre et ne respire plus. Son pouls n’est plus perceptible.
Les organes vitaux, dont le cerveau, ne sont plus alimentés en oxygène, ce qui provoque le décès de la personne en quelques minutes.

Défibrillation et défibrillateurs

La défibrillation consiste à délivrer un bref choc électrique dans le cœur, pour rétablir un rythme cardiaque régulier.
Les défibrillateurs sont désormais légers et simples à utiliser.
Depuis 2007 toute personne est autorisée (et incitée) à utiliser un défibrillateur.

Le geste consiste juste à poser 2 patchs adhésifs (électrodes) sur le torse de la victime.
Le défibrillateur va alors immédiatement effectuer un électrocardiogramme et si nécessaire (et uniquement si nécessaire) proposer de déclencher (défibrillateur semi-automatique DSA) ou déclencher automatiquement (défibrillateur automatique DAE) le choc électrique.

L’utilisation d’un défibrillateur est donc simple, rapide et sans risque d’utilisation inappropriée.
Cette démarche est la seule permettant de donner une chance de survie, et de pouvoir revivre dans de bonnes conditions.

Chaque minute passée réduit les chances de survie de 10%.
Passé 4 minutes il y a des risques de lésions cérébrales. Après 6 minutes ces lésions seront irréversibles. Après 10mns il n’y a plus de chance de survie.

Il est donc déterminant d’avoir accès à un défibrillateur en moins de 2 mns quelque soit l’endroit où l’on se trouve.
Si on en trouve aujourd’hui dans des bâtiments publics ils restent très rares sur les lieux de travail, sur les sites sportifs et surtout dans les maisons et immeubles.

Il n’y a pas de fatalité : 80% des victimes d’ACR pourraient être sauvées !!!

Conditions :

  • intervention rapide d’un témoin
  • présence d’un défibrillateur à proximité (moins de 2 mns)
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